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le croistre, c'est chose en quoy Sa Ma
DE LA VILLE DE PARIS.                                                     79
"Donné à Orleans le xv" jour de Novembre mil lx. n
veult riens prescripre, et qu'elle remect en ce que en adviserez et resouldrez d'ung commung consen­tement. Priant Dieu, monsr le Prevost, qu'il vous donne bonne et longue vie.
"Escript à Orleans, le xvii0 jour de Novembre mil vc lx. ri
Vostre bon amy, cardinal de Lorraine.
Ced. jour, a esté enjoinct à Guillaume Laurens, fontenier de lad. Ville, d'aller coupper les tbuyaulx des fontaines qui vont au logis de monsr le cardinal de Sens, et faire lever la pierre du regard de la prinse de l'eaue de lad. fontaine, et la remplire de gravois, et le faire repaver pour en oster la congnois­sance W.
15 novembre. De par le Roy. "Trés chers et bien amez, vous savez ce que vous avons dernierement escript pour faire achever et rendre parfaict le corps de garde par vous com­mencé en nostre chasteau de la Bastille, et le be­soing qu'il est, pour la seureté dud. chasteau, qu'il y soit mise prompte fin. Et pour ce que nous avons sceu que vous en faictes peu de dilligence, voyant le danger qui y pend, nous avons bien voullu vous en escripre de rechef, vous mandant et ordonnant trés expressement que sans plus remettre cest affaire en longueur, vous ayez à y faire besongner le plus dilli-gemment que faire se pourra, de sorte que par la perfection dud. euvre, lad. place demeure en la seu­reté qu'il appartient au bien de nostre service.
Signé : FRANÇOIS.
Et au-dessoubz : de L'Aubespine.
i i novembre. De par le Roy.
"Nostre amé et feal, nous vous avons cy devant faict entendre la resolution que nous avyons prinse de faire l'Assemblée des Estatz Generaulx de nostre royaulme, assignée au dixiesme jour du moys de Decembre prochain en nostre ville de Meaulx. De­puis ayant mis cn consideration quel lieu de noslre royaulme seroit plus à propos pour lad. Assemblée, ct eu sur ce l'avis des princes de nostre sang et gens de nostre Conseil privé, avons trouvé qu'il n'y a ville plus propre que ceste ville d'Orleans, pour estre au meilleur dc nostredict royaulme et assise en pays si fertil et habondant de toutes choses, que une si grande assemblée y sera beaucoup myeulx receue, logée et acommodée de toutes choses ';'. Et sur ce, avons résolu y tenir lesd. Estatz, dont nous n'avons voullu faillir à vous advertir, à cc que vous le faciez entendre aux depputlcz dc vostre ju-risdition, pour se trouver ti cest effect en cestedicte Ville, garnyz et pourveuz des remonstrances qu'ilz auront à faire ausd. Estatz Generaulx, où ilz seront les trés bien venuz et receuz.
"Donné à Orleans, le xi° jour de Novembre mil
Ve LX W. n
Signé : FRANÇOIS. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
CXXIV. — Eslection des déléguez pour porter les doleances aux Estatz Generaulx W.
23 novembre i56o. (Fol. 83 r°.)
Du samedi, xxin0 jour de Novembre mil v° lx. En Assemblée generalle le jour d'uy faicte en la grande salle de l'Hostel de la ville de Paris de
Mess™ les Prevost des Marchans, Eschevins, Con­seillers, Quarteniers, les Cours souveraines semonces par Mess" les Eschevins, les gardes des Marchan-
(i) Cette prise d'eau, alimentée par la fontaine qui passait le long de la rue du Temple, avait été concédée lé 25 mai i558 au car­dinal de Sens, pour son logis, connu sous le nom d'hôtel do Savoisy, (Archives nationales, Registres du Bureau de la Ville, II 1783. fol. 287 v°-)
(2)   Les Guise prétextèrent la découverte des projets du prince de Condé pour transférer à Orléans le siège des États Généraux et mettre ainsi le Roi à l'abri d'un coup de main, qu'auraient pu tenter les protestants, Meaux étant l'objectif des conjurés. ( Cl. Picot, Histoire des Etats Généraux, t. II, p. 20.)
(3)   Ces lettres à l'adresse du Prévôt de Paris pour lui donner avis de la translation des Etats à Orléans se trouvent également insé­rées dans les Bannières du Châtelet, Y 11, fol. 98 v°.
(*' Un extrait abrégé de cette délibération a été reproduit par Cimber ct Danjou, Archives curieuses de l'histoire de France, 1" série, t. V, p. 422.